Pourquoi un tel évènement

Face au triple risque pour les personnes malades, d’être victimes d’abandon, d’obstination déraisonnable et d’accélération volontaire de la fin de vie, la démarche palliative a montré toute sa pertinence.
Encadrée par la loi depuis 1999, encouragée par 4 plans nationaux, cette approche de santé qui vise à soulager les souffrances et à adoucir la fin de vie demeure largement méconnue et incomprise du grand public et des professionnels de santé.
Cette méconnaissance est un déterminant majeur de l’insuffisance d’accès aux soins palliatifs.
Or l’évolution de la population martiniquaise, qui va de pair avec l’accroissement des pathologies chroniques graves et évolutives, va engendrer une forte recrudescence des besoins en soins palliatifs et en accompagnement. Il est impératif de mieux repérer les situations palliatives, de savoir anticiper les besoins et d’apporter les réponses les mieux adaptées en sachant recourir aux ressources extérieures.
La question de l’accessibilité aux soins palliatifs et du respect des droits des patients en fin de vie, au cœur des débats passe par la diffusion d’une véritable culture palliative liée aux besoins de la population martiniquaise.
En mars 2015, une enquête régionale menée au moyen d’un questionnaire adressé aux différentes structures impliquées par les soins palliatifs et l’accompagnement avait permis de dresser un état des lieux des ressources, des problématiques et des besoins prioritaires et de faire émerger des axes pertinents et réalistes pour un développement des soins palliatifs en adéquation avec les besoins de la population.
36 propositions avaient été ainsi colligées dans un livre blanc qui a fait l’objet, au cours des premières assises de juin 2015, d’une présentation discutée lors d’une rencontre avec les décideurs et tutelles tels que l’Agence Régionale de santé, les députés, des élus municipaux, la CGSS, l’Espace Sud, le CHUM, des établissements de santé, la Ligue contre le cancer, et bien d’autres. Les propositions peuvent être regroupées en 4 grandes catégories :
  • L’élaboration d’une politique de formation et de recherche sur le territoire
  • La poursuite du développement de l’offre hospitalière et des dispositifs extrahospitaliers, tout en réduisant les inégalités territoriales
  • L’optimisation et la coordination des structures
  • L’accompagnement offert aux proches et aux aidants Martiniquais d’autre part.